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Frédérique Bel !

6 septembre 2019
Par Emeline

Il y a quelques mois, nous nous sommes vues remettre le prix Madame Figaro Beauté Stars par Frédérique Bel, une comédienne qu'on adore!
Aujourd'hui, Frédérique nous raconte son parcours, sa carrière d'actrice, et elle nous livre tout sur ses cheveux.

 

Dis-moi Frédérique, qui es-tu ?
 
Je suis actrice, voilà! J’étais l’intello de la famille et je voulais devenir professeure de français. Mais c’était compliqué financièrement pour moi, même étant boursière. Je faisais des boulots, puis j’ai été mannequin et puis je suis devenue actrice… Je ne pensais pas du tout le devenir, j’étais bourrée de complexes et je ne cherchais pas du tout la lumière. Mais on ne décide pas de grand-chose : je pense que le Ciel décide pour nous !
 
Et j’ai deux «axes» pour construire mes personnages:
-       Mes cheveux : je suis une actrice « capillaire »
J’ai les cheveux très fins et pour mes personnages, je mets des perruques ou des rajouts, cela me permet de m'approprier mes personnages de manière ludique. En fait, mes cheveux se métamorphosent vraiment en fonction du personnage. Au départ, j’étais mannequin et je me suis aperçue qu'avec le côté caméléon, j’étais plus « rentable » avec un book avec plein de cheveux différents. J’ai gardé ça en tant qu’actrice.
-       Ma voix, et ça passe par le timbre : je peux passer du grave à l’aigu et ça aussi c'est une vraie force !
 
Tu n’avais pas comme objectif de devenir actrice : comment ça s’est fait ?
 
En tant que mannequin, j’ai fait 43 pubs en 2 ans et j’ai rencontré plein de réalisateurs qui m’ont ouvert les yeux : ils me disaient « tu es vraiment actrice ».
En fait, je ne suis pas du tout angoissée par la caméra : j’ai décidé que la caméra, c’était ma mère qui me regarde. Quoi que je fasse, aussi ridicule que je puisse être, elle m’aimera toujours… Du coup, ce que les gens pensent, ça n’a pas d’incidence sur moi.
 
Je ne pensais pas et je ne pense pas « faire carrière » ou sacrifier quoi que ce soit. Je fais cela de manière ludique, rentable et fraternelle: je vis mon métier comme quelque chose d’amusant et de nécessaire car il me permet d’être indépendante financièrement. Ma vraie ambition est autre, elle est spirituelle… Mais je ne nie pas que j’étais super fière quand Stephen King m’a envoyé un message en me disant que j’étais effrayante dans la Mante !
 
Après, je crois beaucoup au karma et je pense que tout est écrit : plus on laisse couler et plus on va aller au bon endroit! Quand on ne lâche pas prise, qu’on essaie de tout contrôler, on finit par être plus « usé » !
 
Parle-nous de la Minute Blonde…
 
J’ai arrêté la Minute Blonde alors que nous étions au sommet de l’audience (2,5M) après 400 épisodes. J’ai réalisé que je véhiculais une image de la Femme que tout le monde ne comprenait pas: c’était du  3ème degré, voire du 1000ème degré mais les gens ne comprenaient pas…enfin, les spectateurs comprenaient mais la presse ou les féministes ne comprenaient pas mon travail, toute la finesse et l’intelligence des auteurs: ils ne comprenaient pas qu’il y avait plusieurs niveaux de lecture. Et puis, les gens ont commencé à confondre mon personnage - qui était absurde - avec moi : je voulais sortir de ce personnage, et que ça ne me colle pas à la peau.
D’ailleurs, depuis que je suis passée brune, j’ai réussi à « casser » cela : on me propose des personnages différents, soit plus graves, soit décalés, soit débiles. Je ne cherche pas du tout à « briller » dans mes personnages : j’adore faire le personnage qu’on n’aime pas, le moins sympathique, la méchante. Je pense qu’en tant qu’actrice, on est là pour raconter une histoire et pas pour être la plus belle. Plus on montre le décalage du personnage, sa faille, plus on montre l’humanité des gens.
 
Et comment tu rentres dans tes personnages ?
 
Moi, je les avale : ils rentrent en moi.
Aussi j’aime beaucoup l’idée d’être « en mission ». J’aime bien l’idée d’être pendant 3 mois la « chose » d’un réalisateur, quand il sait ce qu’il veut : mon cerveau se met en mode off et je fais ce qu’il me dit. Mais dans la majorité des cas, le réalisateur ne sait pas ce qu’il veut, alors je propose des choses, des choses toujours décalées… je mets toujours un petit vertige dans mes personnages !
Ma règle d’or pour faire un film c’est : Amour / Argent / Art. Il faut que le film comporte au moins un de ces 3 A. et bien sûr le mieux c’est l’Amour: faire un film avec les gens que j’aime ou encore faire un film qui délivre un message d’Amour, et que les gens sortent un tout petit peu grandis du film… mais je paierais pour ce film-là !
 
 

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Enfin, tu nous connais, nous avons nos 3 questions habituelles qu’on pose à nos Shaeri girls :

Quel est ton #Hairtop ?

Bien sûr, ma perruque dans la Minute Blonde ou plutôt mes 2 perruques. La première cendrée et la deuxième plus claire, ça donnait un volume extraordinaire. Le plus drôle c’est qu’en vrai j’ai les cheveux tout fins : c’est tellement drôle que mon premier personnage ait eu une telle masse sur la tête! Cette 'métamorphose' m'amusait vraiment!

Et ton #Hairflop ?

Toujours une histoire de perruque. Un jour sur un tournage, un coiffeur m’a coupé mes vrais cheveux alors qu'il voulait tailler la perruque !

Et parles-nous de ton #Hair tips :

J’aimerais tellement que l’usage des perruques se démocratise. J’ai grandi avec toute une bande de copines africaines : elles s’échangeaient leurs rajouts, leurs perruques… c’était tout naturel et ça leur permettait de changer de tête de manière très ludique et sans se prendre la tête. Aujourd’hui, je connais un tas d’acteurs et d’actrices qui mettent des perruques et qui n’ont pas du tout les cheveux qu’on pense qu’ils ont… cet usage devrait se généraliser et que tout un chacun puisse s’amuser avec ses cheveux, un peu comme un accessoire de mode! Démocratisons la perruque!!

J'ai un autre petit conseil qui n'a rien à voir, il est très important de se masser régulièrement le cuir chevelu, voire de faire de l’acupuncture du crâne… ça peut sauver la tête entière !

 Shaeri ❤️ Frédérique